Bonjour à tous,
Avant de me lancer dans ce que d'aucuns pourraient prendre pour une polémique, je tiens à dire que je suis pas vétérinaire, ni médecin. J'ai quelques notions d'immunologie et une (trop) longue vie aquariophile et piscicole derrière moi.
Un raisonnement que je ne comprends pas: il est bien évident -et je pense que personne ne le contestera- que l'administration inconsidérée d'antibiotiques a conduit à la situation que nous connaissons et dont certains se fichent d'ailleurs royalement: après moi, le déluge !
On me demandera ce que viennent faire les antibiotiques dans ce topic. Je répondrai que tous les êtres vivants possèdent des défenses (et une mémoire) immunologique vis-à-vis de certaines bactéries ou virus. On sait assez peu qu'il en est de même pour les vers parasites.
Ces parasites peuvent induire la production d'anticorps spécifiques. Il en résulte une "vaccination" après une première attaque par ces vers (même soignés.)
Je comprends donc mal la nécessité d'effectuer un
"traitement préventif" et encore moins
"à des doses thérapeutiques" pour deux raisons bien précises.
Par ailleurs, pour satisfaire ma curiosité, existe-t-il un vermifuge qui ait une action thérapeutique certaine à la fois sur les nématodes et les cestodes ? Pour ma part, je n'en connais pas.
- Le Lévamisole est indéniablement efficace sur les nématodes, mais pas sur les cestodes. Mais, admettons que je me trompe. Les études qui ont été menées chez les poissons montrent que, pour éliminer les nématodes,
plusieurs traitement consécutifs sont nécessaires (et générateurs de "stress".) En effet, ce produit n'élimine pas les larves dans leurs premiers stades de développement. Un 2°, voire un 3° traitement peuvent être nécessaires. Ce produit n'est même pas autorisé à usage piscicole dans tous les états de l'Union Européenne .
- Pour les cestodes, un produit, le niclosamide, serait efficace. Il serait commercialisé notamment sous le nom de Mansonil. Je n'en connais pas les posologies.
Donc, effectuer un traitement pour les vers intestinaux risque tout au plus de s'avérer inutile, sauf à répéter l'opération. En revanche, il diminuera probablement, comme un antibiotique, les défense naturelles du poisson. Chez les animaux à sang chaud, le processus est suffisamment connu et il met en oeuvre des anticorps et une secrétion de mucus interdisant aux nématodes et également certains
protozoaires de se fixer ou de traverser la paroi intestinale. Une immunité vis-à-vis des nématodes induit donc également une immunité vis-à-vis de protozoaires responsables de nombreuses maladies infectieuses.
La bonne maintenance et l'alimentation adéquate des poissons a donc plus d'effets que ces
traitements répétés, que je n'ai jamais pratiqués de ma vie, bien que distribuant des
daphnies vivantes, connues comme étant un des vecteurs de ces parasites.
En conclusion, on voit sur tous les forums des aquariophiles débutants se laisser berner en achetant des poissons qui ont nagé toute leur vie dans un mélange d'antibiotiques et voir se multiplier les problèmes une fois dans leur bac. Est-il bien raisonnable de suivre la même statégie avec les vermifuges et ces
produits ne risquent-ils pas, à terme, d'induire une même résistance que certaines bactéries vis-à-vis des antibiotiques ?
Pour toutes réclamations, s'adresser à l'Union Européenne des Ichtyopathologistes et à leurs chercheurs. Je ne suis qu'aquariophile